Le prince des marées

  • Dr Benyacob
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Couverture du Roman

Couverture du Roman

 

J’ai toujours admiré les écrivains, les bons écrivains je veux dire. J’admire aussi les bons joueurs de football.  Ce sont  des gens  très doués. Et comme à chaque fois je me trempe  en pensant que je peux faire comme eux en croyant à tort qu’il est facile de réaliser des prouesses techniques devant des milliers de spectateurs, ou d’écrire des romans aussi longs et aussi beaux les uns que les autres.

Et ce n’est pas faute d’avoir essayé,  Sur un terrain vague, je n’ai jamais pu impressionner ne serait ce que le meilleur de mes amis. Encore moins sur le papier,  je n’ai jamais  pu dépasser deux pages dans  un style décousu, parfois même incohérent.

 

Quand j’ai commencé la lecture du roman  (Le prince des marées) j’ai cru que j’allais m’arrêter, à cause de l’ennui, aux premières pages, mais à mon agréable surprise je l’ai littéralement dévoré tellement le style est attrayant, et l’histoire saisissante.

Pat Conroy raconte, dans un style académique et bien maitrisé, l’histoire d’une enfance turbulente, pleine de souffrance, de joie, de complicité entre frères et sœur, de compassion, et de bravoure.

 

Quand un papa  n’a de manières pour exprimer son amour pour ses enfants que la force des biceps et les caresses violentes  des poings. Et lorsque se rompt un équilibre familial  précaire maintenu par la tendresse et le courage d’une maman à la beauté renversante, mais dont le seul péché a été  de voir trop grand sur fond d’une patience athlétique, on ne peut que détester irrémédiablement son géniteur.

Quand l’éblouissement innocent d’un enfant en vers sa mère se transforme, à l’âge adulte, en mépris inconditionnel et systématique.  Quand on perd un très proche et que l’on tombe du haut de son corps  dans  une fosse noire,  ténébreuse, à la froideur abyssale.  Et que notre esprit est lynché par les remords,  la culpabilité et la tourmente. C’est au moment précis que lorsqu’on touche le fond  que des événements imprévus  déclenchent les  forces du bien qui nous poussent vers le haut et nous ramènent vers les lumières. On retrouvant le courage et l’humilité de pardonner, pardonner son père pour sa tyrannie, sa maman pour son égoïsme, sa femme pour son indiscrétion  …..et la vie pour son injustice. On se met inéluctablement sur le chemin de la guérison.

 

                                          Bonne lecture et Bonne année.

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Hassane Loukili 02/01/2015 14:26

Quand la production émane d’une sensation interne de besoin de délivrance, quand elle traduit une saturation en énergie de notre dynamique interne, quand il s’agit d’écrire pour extérioriser les appels permanent ou sporadique qui nous habitent quand, quand et quand …le résultat est souvent non égalé et ne peut pas être autre chose que cela …
Cher abdelhalim tu as créé, en rédigeant ton texto, tu as créer en moi un besoin de voyage dans le monde du pardon avec tous ces aspect religieux (monothéique et autre ), pardon humaniste ….
Je te remercie pour ce que tu as fait et la façon avec laquelle tu as procédé en dissimulant ton poison dans un texte et quel texte !, sinon je l’aurais pas avalé facilement ou pas du tout.

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